Abderahmane Kaki

Abderahmane Kaki

Abdelkader Ould Abderahmane, dit Abderahmane Kaki (1934-1995), est l'une des grandes figures du théâtre algérien des années soixante et soixante-dix. Metteur en scène et auteur, né à Mostaganem, il fait ses classes dans le théâtre amateur, devient instructeur d'art dramatique et fonde sa propre troupe en 1958.
Durant cette période, il adapte et met en scène Plaute, Carlo Gozzi, Eugène Ionesco et Samuel Beckett, avant de monter Avant-théâtre qui regroupe trois de ses propres textes.
Il est également administrateur de théâtre et directeur de troupe et s'illustre, entre 1962 et 1977, avec une dizaine de pièces. 132 'am (132 ans) en 1962, Ifrikya qabla I (Afrique avant I) en 1963, et la reprise de Diwan el Garagouz en 1965, sont de grands succès.

Fin connaisseur des travaux de Stanislavski, Craig, Meyerhold, Piscator et Brecht, tout en se cherchant une voie esthétique, Abderahmane Kaki se préoccupe de langue, de travail d'acteur, de décor, de lumière, de musique et de rythme. "Engagé et didactique" selon l'universitaire Wadi Bouzar, son théâtre se nourrit aux sources d'un riche patrimoine oral.
Il sera ainsi le premier à investir les ressources de la forme traditionnelle de la halqa (ronde) et du meddah (conteur) avec El Guerrâb ouas-Sâlihîn (Le Porteur d'eau et les trois marabouts) en 1966 et une comédie satirique, Koul ouahad ou hakmou (A chacun son jugement) en 1967.

Celui qui est considéré comme l'un des pères du théâtre maghrébin contemporain, a vu son travail et ses recherches distingués à Tunis, Le Caire et Berlin. Longtemps immobilisé par un grave accident de voiture dont il fut victime en 1969, Abderahmane Kaki devait s'éteindre le 14 février 1995 à Oran.
A la faveur de sa traduction en français par Messaoud Benyoucef, A chacun son jugement (Koul ouahed ou hakmou) a été enregistrée en 1996 en Avignon dans le cadre des lectures de France-Culture

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# Posté le mardi 30 décembre 2008 15:22

Maâzouz Bouadjadj

BOUADJADJ Maâzouz est né en 1935 - Maazouz Bouadjadj est un brillant interprète de chaâbi.

Maazouz Bouadjadj est né le l6 janvier 1935 à Mostaganem. Aîné de neuf enfants, fils de M'hamed, un petit commerçant il fera ses études primaires à l'école Condorcet avant d'obtenir, en 1948, son certificat d'études. A huit ans,
Maazouz Bouadjadj découvre, sur les genoux de son père, les joies qui entouraient les orchestres les soirs de mariages. C'est de cet âge que datera son goût pour la musique, le chant et son admiration pour les cheikhs de l'é poque, comme Belkacem Ould Said et Abderrahmane Benaissa, dont il sera plus tard l'élève. A quatorze ans, il se met à apprendre à Jouer de la flûte que son oncle paternel Mekki, tourneur à Paris chez Renault, fabriquait à partir de tubes de fer.

Maazouz Bouadjadj rentre, en 1948: comme commis à la pharmacie Viale avec un contrat d'apprentissage de trois années pour devenir préparateur en pharmacie. Métier qu'il exercera jusqu'en 1964, A dix-sept ans, il crée un petit orchestre pour animer les mariages, avec les musiciens Hamou Bensmaïn, Kaïd Benhenda et Bensabeur Belmoulouka, En 1956, il rejoint la grande troupe d'El Masrah, dirigée par Abdelkader Benaissa, un enseignant. Il y a là, Ould Abderrahmane Kaki, dramaturge et metteur en scène, le chanteur et musicien Mohamed Tahar et le comique Ahmed Benaceur.
Héritier d'une tradition inaugurée par le Cercle du Croissant et l'Association culturelle Es- Syidia, et ce depuis plusieurs décennies, cette troupe se produisait à travers tout le pays, notamment lors des saisons artistiques des opéras d'Oran et d'Alger. Offrant des spectacles de musique et de théâtre, elle avait aussi parfois comme têtes d'affiche cheikh Hamada et cheikha Remiti.
En 1961, Bouadjadj est arrété pour ses activités militantes au sein du FLN et interné dans les camps de Aïn Tedelès et Sidi Ali, dans la région de Mostaganem. A l'indépendance, il fonde son orchestre chaâbi avec Abdelkader et Belyajin Belahouel, Djilali Benkaabouche et Medjoub Benkheira.
En 1964, il fait une tournée en Europe avec la troupe de Ould Abderrahmane Kaki pour lequel il conmpose les musiques de avaut théâtre et Afrique An 1.
A seize ans, l'adolescent Maazouz Bouadjadj chantera sa première Qacida, celle d'El Achiqa du cheikh El Mekki El Fassi que lui confiera, pour le mettre à l'épreuve, le Cheikh Abderrahmane relaissa. Ce dernier? qui vivait dans le quartier populaire de Tidjitt, interprète de chaâbi, de hawzi et de m'gharbi, était souvent sollicité, pour des textes, par les cheikhs El-Anka, Hadj M'Rizek et Hadj Ménouer. Bouadjadj, qui a vécu également à Tidjitt au quartier de la Carrière, fréquentait aussi les cheikhs Menouer Ould Yekhlef, un ami de Hamada, Ali Benkoula, Tidjini Berrezam et le cheikh Lazoughli qui fut également musicien du cheikh Belkacem Ould Said. Une grande rencontre va marquer sa vie et son art. Celle avec le cheikh Hamada qu'il fréquentera assidûment à partir de l 964. Attentif, perspicace, encourageant? Hamada 1ui corrigera et lui expliquera le sens parfois caché d'un mot, d'un vers, d'une qasida. L'interprète qui a dans son répertoire près de 250 chansons. enregistrera son premier disque en 1974, un 33 tours, avec deux superbes textes Aïd El-Kebir de Bentriki et Ya Saki du cheikh Ben slimane et trois cassettes. Admirateur de Hadj M'hamed El- Anka, Hadj Menouer, H'Sissen et Khelifa Belkacem, Bouadjadj fait partie de la génération des Amar Lachab, Boudjemaa El-Ankis, Hassen Said, l'Mimi, Garami, Rachid Douki et Guerrouabi. Il a su élaborer son propre style, sa propre fàçon de faire qui consacre, avec ses succès, son travail, son art. Il se distingue ainsi avec des titres comme El Meknassia et Taoussoul de hadj Kaddour EI-Alami, Madoumch El Hakma Li makrache Hrouf El Bali de cheikh Benali Ould R'Zine, Narak ya Welfi de Ghanem El-Fassi. Joueur invétéré de mendole, amateur de lecture, de musique classique et d'andalou (Dahmane Benachour et cheikh Belhocine), il s'applique à élaborer des compositions musicales qui mettent en valeur la richesse, les subtilités, les finesses des poèmes. Ce préparateur en pharmacie, doté d 'une mémoire prodigieuse, respecte l'authenticiter, l'orginalité qui fait la force d'un texte. Bouadjadj se défie de toute "modernisation'' de ce genre. A partir de 1971, animateur culturel à la SN Sempac.

# Posté le mardi 30 décembre 2008 14:49

cheikh HAMADA 1889-1968

Cheikh Hamada est un chanteur algérien, natif de Blad Touahria près de Mostaganem, né en 1889 et mort le 9 avril 1968.

En fait, Cheikh Hamada est le chantre éternel du chant bédouin. Il a fait partie du bouillonnement musical de l'entre-deux-guerres (puisque le sort de l'Algérie était lié à celui de la France qui se remettait à peine de la Première Guerre mondiale. Ce poète hors pair a enclenché la citadinisation du Bédouin traditionnel. Phénomène majeur dans la musique maghrébine.

Il aura eu de son vivant révolutionné à lui seul la tradition musicale dans le genre bédouin et ce, en réussissant de façon magistrale à brosser la poésie citadine entre hadri, haouzi et aroubi.

Dans ses compositions, la gasba sera remaniée et à laquelle il lui apportera une touche propre à la région du Dahra, influençant ainsi le répertoire chaâbi qui entre sous sa férule, dans le mode bédoui.

Ami intime de Hadj M'hamed El Anka, autre artiste algérien de référence, ils avaient pour habitude, lors de dîners philosophiques avec les poètes, les musiciens comme Hadj Lazoughli, Hachemi Bensmir, Abdelkader El Khaldi, d'échanger, de travailler ensemble des qaçayds (poèmes).

Cheikh Hamada sera aussi un maître pour les jeunes générations. Il recevra dans sa maison plusieurs artistes comme Maâzouz Bouadjadj, leur expliquant, parfois, pendant de longues heures, une tonalité, une strophe, le sens caché d'un mot, d'un vers, d'une qasida.

Il a fait connaître cette musique basée sur des poésies bédouines ancestrales et une influence judéo-arabe harmonique en rapprochant la campagne et la ville. Il a ainsi élargi le mouvement sur toute l'Algérie et par delà les frontières.

Contrairement à beaucoup d'Européens à l'époque, qui se moquaient ouvertement (encore de nos jours) de ce type musical car modal et non tonal, Béla Bartók en fut extrêmement touché lors d'un voyage en Algérie de deux ans (1913-1915). Cela inspirera quelques morceaux.

Il a fait son premier enregistrement en 1920 et par la suite, il a continué à faire des disques en Algérie, à Paris et Berlin, jusqu'à sa mort

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# Posté le samedi 27 décembre 2008 15:37

Cheikh MUSTAPHA BENHAMOU dit SIKA 1919-1998

Cheikh MUSTAPHA BENHAMOU  dit SIKA  1919-1998
Cheikh MUSTAPHA BENHAMOU dit SIKA 1919-1998

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# Posté le samedi 27 décembre 2008 15:26

Modifié le samedi 27 décembre 2008 15:46

Cheikh Ali Benkoula

Cheikh Ali Benkoula
Cheikh ALi BenkouLa (1916-1967)

La tradition musicale dans la region de Mostaganem est etablie depuis des lustres et les cheikhs qui l'ont animee ont ete tres nombreux a travers l'histoire et ce,dans tous les genres artistiques qu'il soit bedouin,andalou,hawzi,aroubi ou moghrabi-chaabi.
A ce titre,pn peut citer Cheikh Mohamed Bendada,cheikh Abderrahmane Benaissa,cheikh Berrazem Tedjini,cheikh Benguettat,cheikh Mustapha Lazoughli et beaucoup d'autres non moins celebres.Parmi ceux-ci,justement et dans la meme lignee,il est un cheikh qui s'est distingue durant les annees cinquante.
Pour les personnes qui l'ont cotoyees,ce cheikh rassemblait,a lui seul,toutes les qualites humaines,artistiques et culturelles que requiert ce type de personnalite.il s'agit du regrette Madani Benkoula"cheikh ali benkoula; ne le 13 septembre 1916 et decede le dimanche 5 Aout 1967 a Mostaganem.il etait specialise dans le style,Madih(chants religieux).Sidi Lakhder Benkhelouf,el maghraoui,ou Abdelkader et Laredj Bentobdji n'avaient aucun secret pour lui.D'une qualite humaine hors du commun,cheikh Ali Benkoula etait tres aime de la population.souriant et affable,il inspirait la bonne humeur chez toutes les personnes qui l'approchaient.
Mustapha Benhamou dit cheikh Sika ainsi cheikh Maazouz Bouadjadjs'accordent a dire qu'il etait considere parmi les grands maitres de la musique citadine de notre pays,seulement il n'avait pas beneficie des moyens techniques d'enregisterement et de diffusion,tel que le disque,la radio ou la television plus tard.il fallait etre a Oran ou a Alger pour avoir la faveur de ces moyens.Tres tot,cheikh Hamada,son compatriote,l'a fait d'une maniere tres large,mais cet illustre cheikh avait assume une carriere d'artiste au sens plein du terme.Son ensemble musical,qui lui est reste fidele durant le longues annees,etait constitue de Benaissa Benguettat au petit banjo,Benkritly Belkacem au tar,Benkheira Medjoub a la derbouka,Belghali Hadj djillali au vilon alto,et benhamou mostefa dit sika a la mondoline.Son maitre,cheikh Abdelkader Bentobdji,etait un poete populaire mystique tres repute s son epoque pour avoir ecrit des louanges et panegyriques adresse a sidi abdelkader el djillali.Laarej Bentobdji,son fils,devient son successeur dans ce domaine pour se distinguer egalement dans le madih dini dont tout le contenu sert en grande partie aux prestations des grands chanteurs chaabi d'aujourd'hui.
cheikh ali benkoula a donc puise a la bonne source et il en a fait bon usage.la meilleur preuve demeure toute cette pleiade d'artistes qui ont suivi sa trace,non pour faire une liste,a titre d'exemple,on peut citer:cheikh mohamed benraho,Maamar chadli,le regrette Mohamed Benkabouche,Nordine Ouldmoussa,Bouasria Benourine,EL Habib Bentahar,Abdelkader Ghelamellah,entre autres.....
Ses amis et compagnons evoquent son souvenir avec un serrement de gorge,tant il etait modeste et profondement affable.ils se rememoremt les soirees familiales qu'il animait durant la saison estivale et auxquelles assistait une foule nombreuse,mais aussi silencieuse et attentive a ce que prononcait le cheikh.
ils se rememorent egalement cette derniere soire du 4 Aout 1967 ou il anima une ceremonie de mariage,chez la famille Chiali,en compagnie de Cheikh Maazouz Bouadjadj avec lequel il a alterne des Refda jusqu'au petit matin.Quelques heurs apres il decedait a l'age de 51 ans.
En dehors de quelques enregisterements,detenus par des particuliers,cheikh Ali Benkoula ne legua aucune oeuvre ni pour la radio,ni pour la television,ni encore pour le phonogramme.

source: Abdelkader Bendameche(les grandes figures de l'art musical algerien Tome1)

# Posté le jeudi 18 décembre 2008 11:12

Modifié le samedi 27 décembre 2008 15:23

Cheikh EL HABIB BENTRIA 1902- 1950

Cheikh EL HABIB BENTRIA  1902- 1950
Si Habib Bentria 1902-1950
Né en 1902 à Mostaganem, cet autodidacte était depuis 1930 un fervent amateur de musique andalouse « Sanâa » de l'école d'Alger pour des raisons d'opportunité. Il adhéra dès son jeune âge au « Cercle du Croissant » dont il devint l'un des principaux animateurs jusqu'en 1946 date à laquelle il dut cesser toute activité pour raison de santé. Aussi, contraint à une immobilité totale, il entreprit de meubler son temps en faisant profiter son entourage des techniques qu'il avait pu acquérir à force volonté dans ce noble art. C'est ainsi qu'il se mit à dispenser gracieusement, dans son propre domicile, des cours à de nombreux disciples au nombre desquels il faut citer Hadj Bouzidi Benslimane, Hadj Mustapha Benhamou dit Sika, les cousins Abdelkader et Belahouel Beladjine dits Boucif, Tedjini Berrazem, Mejdoub BENKHIRA, Benaïssa Boutaleb, Noredine Koroghlou et bien d'autres mélomanes. De ce point de vue, on peut dire que Si Habib Bentria est un pionnier en ce sens qu'il est le premier à avoir tenté d'implanter l'art de Ziryab et de Ibnou Badja à Mostaganem, et si les résultats obtenus ne sont pas à la mesure de son ambition et de ses efforts, son mérite n'est nullement diminué, car il aura eu au moins l'avantage de préparer toute une génération de jeunes adeptes prêts à tous les sacrifices avec, à leur tête, un homme de la trempe de Hadj Bouzidi Benslimane dont le rôle en faveur de la promotion de la musique andalouse dans toute la région sera déterminant.

C'est en 1950 que s'éteindra à l'âge de quarante huit ans Si Habib BENTRIA, laissant derrière lui un bouillon de culture des plus favorables que les générations suivantes sauront mettre à profit dès les premières années de l'Indépendance du pays.

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# Posté le samedi 27 décembre 2008 15:18

Cheikh Abdelkader Bentobji

Cheikh Abdelkader Bentobji
Cheikh Abdelkader Bentobdji 1871-1948)
Le poete mystique Abdelkader Bentobdji naquit le 8 mars 1871 dans le quartier populaire de Tijditt a Mostaganem,de Hamou Bentobdji,commercant de son etat,alors age de 39 ans et de aicha benhamideche issus tous les deux d'une grande famille notable de Mostaganem.il vecut comme les enfants de son age,une enfance tres studieuse,en effectuant une scolarite traditionnelle dans l'enseignement coranique sous la conduite de maitres imama tres eclaires qui lui ouvrent la voie de l'erudition et de la recherche litteraire,soufie en particulier.une fois accompli avec succes son apprentissage de base,constitue,en plus de la connaissance parfaite du livre saint,de tous les courants de pensees etablis dans ce domaine.il entretient d'excellent rapports bases sur le respect et la reconaissance mutuels avec les"mourides" et "fouqaras" des conferies alaouiya,dont le siege se trouve a Mostaganem,Tidjania et Rahmania entre autres.abdelkader bentobdji concentra en lui,tres jeune,les enseignement initiatiques derives d'el ghazli,d'el haladj,d'abou mediene chouaib(sidi boumediene),de lakhar benkhelouf,de belkacem bensaber et de abdelkader el djilani.c'est ainsi qu'il decouvert,en ce dernier,Patron de Bagdad,une figure mystique phenomenale,qui le subjugue et qu'il ne cesse de venerer sa vie durant.L'ordre de la Qadiriya,fonde du vivant de "Soultane EL Aouliya"(le sultan des Saints),il ya quelques huit siecles,fut la premiere confrerie religieuse,qui fit son apparition en Algerie.elle fut introduite par les Fatimides,au XIIeme siecle de l'ere chretienne.
il n'ya pas de famille en Algerie ou dans le Maghreb en general ou l'on ne prenomme pas Abdelkader,Kada,Laaredj,Djelloul,Boualem,Kaddour,Djillali etc....en hommage a Sidi Abdelkader EL Djillali.cheikh abdelkader bentobdji,prenomma lui meme son fils Laaredj.ce dernier poursuivra l'oeuvre poetique mystique tracee par son pere.La fascination,la sublimation et la devotion suscitees chez abdelkader bentobdji,en direction de baghdad,n'avait d'egal que sa passion pour cette eminente personnalite de l'histoire arabomusulmane.cheikh bentobdji va ainsi produire une multitude de poesie louanges au prophete Mohamed(SWS) d'abord et ensuite a quelques autres personnalites de la region,telles que sidi belkacem bensabeur et son fils Harrag pour ne se consacrer,en grande partie de son existence,qu'a Sidi Abdelkader EL Djillali,sa principale passion.Temoin de son epoque,Bentobdji,l'a prouve en fixant quelques images sociales qu'il a lui meme vecues au debut du XXeme siecle a Mostaganem.c'est ainsi qu'il dira quelques poemes sur la ville et les degradations sociales qu'elle a subie apres la premiere guerre mondiale.les us et coutumes evanescents,les quartiers qui avaient jadis connu la grandeur,font l'object de pieces poetiques pour dire le refus du fait accompli etabli par la colonisation.cheikh bentobdji prie dieu le tout puissant dans chacune de ses poesies,dans le but de premunir sa ville natale et de faire prendre conscience a ses enfants de leur identite,de leur religion et de leur nation.
poete mystique aux contours simples,cheikh bentobdji nous offre dans son oeuvre,outre"soltane el aouliya" qu'il venere,un voyage dans l'antre de Mostaganem situee a Tijditt,a EL Matmar,a Titelguine,a EL Makser,a Mezaghrane,a EL Arsa,a Kaddous EL Meddah,a Sidi Boumehaouene,sidi Bouadjadj,a sidi Hamou cheikh,a sidi Mejdoub,a sidi sayeh,ou encore a sidi Hmadouche.avant de s'eteindre en 1948 a l'age de 71 ans,cheikh abdelkader bentobdji fit un voeu a ses proches,qui consistait en l'interpretation de chants religieux par un cheikh meddah,d'apres son petit fils EL Hadj Bouziane Benguettat,ancien president de l'association Nadi EL Hillal Taqafi et EL Hadj Benhamou Mostefa dit cheikh Sika,grandes figures de la musique classique et chaabi a Mostaganem,qui ont pris part a cette ceremonie pour le moins insolite.Ce fut,en effet,le regrette cheikh Ali Benkoula(decede en 1976) qui a eu l'insigne honneur d'interpreter durant la ceremonie une celebre qacida intitulee "Ya hmame el aouliya rof bel adjel"(O maitre des marabouts,accepte vite mes doleances).Le cortege funebre etait egalement accompagne par un groupe de Zorna et de TbeL qui reprenait des airs entonnes en chorale par les fervents et adeptes de la Zaouia Sidi Hamou cheikh,durant le trajet qui separait le domicile mortuaire du mausolee de sisi Abdelkader EL-DJillali,ou sera enterre le venere poete,ce mausolee se trouve dans le quartier "Qadous EL Meddah" surplombant le nouveau theatre de verdure de Mostaganem.
cheikh bentobdji a laisse pour la posterite un nombre incalculable,de poesies religieuses qui font le repertoire essentiel de nombreux groupes mystiques.une de ses oeuvres a connu une dimension internationale"Abdelkader ya Boualem dhaq el hal aliya" interpretee colectivement par le trio khaled,rachid taha,faudel dans une production exceptionnelle qui a caracole en tete de plusieurs hit-parades mondiaux.cette chanson a fait l'object d'un enregistrement integral d'une excellente facture pour la television nationale en fevrier 2000 par le chanteur et professeur de musique Abdelkader Ghelamellah,qui a consacre a ce grand poete,l'unique recueil publie en fevrier 1999 a Mostaganem.
quelques titres de poemes ecrits par Cheikh Abdelkader Bentobdji:
1-Li Lahh ya ahli aadrouni.2-Abdelkader ya Boualem.3-Mal mlih el mlah.4-sidi el harrag
ya el hadar.5-Belkacem fares ezmen.6-Ellah yeltof bmesteghanem.
un de ses eleves les plus meritants,EL Hadj MOhamed Bendenia,poete de son etat,avait recueilli quelques 200 oeuvres de son maitre.l'ensemble de ces ecrits se trouve soigneusement conserve par son petit fils Hadj Bendenia.
source : A.Bendameche"les grandes figures de l'art musical algerien" Tome2
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# Posté le jeudi 18 décembre 2008 11:32

Modifié le jeudi 18 décembre 2008 12:29

Soirée Chaabi à Mostaganem

de gauche à droite : HAdj Mezroui, Benkedadra Maamar ( dit Abdel Hadi), Cheikh Anka , Cheikh Hamada Gouaich et cheikh Maazouz Bouadjadj à Mostaganem en 1964
Soirée Chaabi à Mostaganem

# Posté le dimanche 17 août 2008 16:07

Modifié le jeudi 18 décembre 2008 11:21

Lakhdar ben Khelouf

Lakhdar ben Khelouf
Lakhdar ben Khelouf
Sidi Lakhdar Ben Khlouf, le panégyriste du Prophète c'était le serment qu'il avait fait dans le poème de deux cent vers qui commençait par :

"Dieu te bénisse,
ô Toi qui as toutes les perfections;
Sois béni autant de fois qu'il y a de plantes sur la terre;
ô Toi, flambeau qui illumine les nuits noires;
ô ! Couronne des nobles prophètes".

Sidi Lakhdar ben Khlouf, ce poète du XVIe siècle, est le plus populaire de son époque. Sa généalogie, il la tient, dit-on, de Saquiet el Hamra, mais sa famille s'est établie dès le XIVe siècle chez les Maghraoua, qui est une tribu berbère que Marmol place dans les montagnes de Medjeher près de Mazagran et Mostaganem entre le Habra et le Chélif. Les Béni Ziane qui ont régné à Tlemcen sont des Maghraoui. Il existe des Maghraoui du côté de Biskra entre Kalaât El Hammam et El Outaya. Dans le Grand Atlas, au Maroc, les Zénata occupèrent le djebel Meghraoua. Le jeune Belkacem Lakhdar Ben Abdellah Ben Khlouf qui a appris le Coran appartenait à la tribu des "Azafria".

Très jeune, vers 1516, il se souvenait du protectorat espagnol sur Ténès et ses environs et de l'Emir Yahia Ziani et de Khairedine Bacha Abdellah, qui a passé toute sa jeunesse à Mazagran, participa à la bataille contre les Espagnols qui a eu lieu en 1558. Il fut la gloire de la poésie populaire algérienne.

Sa célébrité s'est répandue au-delà des Béni Chougrane et de Mascara où il a passé quelques années de sa vie. Des le Med'h "El Kheima" chanté dans l'école de Constantine et s'il faut remonter à la pièce "Bit Ech'âar" (maison de poils) et la fameuse victoire des Algériens sur les Espagnols à Mazagran en 1554, où mourut le comte Alcaudete, victoire d'ailleurs immortalisée dans le chant de Ben Khlouf "Ya Farès Men Tem Jit El Youm" (ô cavalier, Je viens aujourd'hui de là-bas). Le chant édifiant de Sidi Lakhdar Ben Khlouf "Ya haira Ftakri lilet maghdak" (âme égarée, pense au jour de ton départ). Si Lakhal ou Si Lakhdar, il fut un grand barde de la poésie populaire, mais exclusivement religieuse, Lakhdar ben Khlouf a laissé beaucoup de poèmes dont celui du chameau, légendaire par ses images si poétiques "Men sabli Hejhouj H'mar Yeswa men el ibriz mya" (un chameau rouge qui vaudrait cent dinars, telle une gazelle qui fuirait son ombre). Lumière des yeux et de l'esprit Il connaîtra à Tlemcen Sidi Boumédienne en 1212 J.-C./594 H. Après ce séjour où il s'est formé dans les sciences mystiques, il revint habiter chez ses oncles à Ouled Brahim à 20 km de Mostaganem. En illustre panégyriste du Prophète, resté orphelin de père très jeune, il chérira sa mère Kella.

Il décédera à l'âge de 125 ans. Un seul diwan de Sidi Lakhdar Ben Khlouf a été publié à Rabat en 1956 et qui comportait 31 pièces, inexistant dans nos bibliothèques. Nous continuons à écouter Maâzouz Bouadjadj sans que personne n'ait eu à enregistrer ces chants à la gloire du Prophète.

El Moudjahid
Mostaganem - Mémoire des Saints
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# Posté le mardi 30 décembre 2008 15:47

Les Saints de Mostaganem

Sidi Abdallah el Khattabi -----------> ARSA
Sidi Said el Bouzidi---------------> Centre ville devant la Mairie
Sidi Belkacem Bouasria-------> Mazagran
Sidi Lakhdar Benkhlouf------> commune de SIDI Lakheder
Sidi Abdelkader
Sidi Bakhti ben Lalla Setti
Sidi Yahia ben Setti Errachidi
Sidi Ali Cherif
Sidi Mohamed Benhaoua
Sidi Bensabeur
Sidi Mohamed ben Sayeh
Sidi Maazouz el Bahri
Sidi Othmane el Malifa
Sidi Bouadjadj
Sidi Boumhouane
Sidi Hamadouche-----> Tijdit
Sidi Ali Kasouri-----------> Tijdit
Sidi Allel M'hamed
Sidi Yacoub
Sidi Maamar Boulila
Sid Sayeh
Sidi Belhalouche
Sidi el Harrag-----> Mazagran
Sidi Besanouci
Sidi Zouaoui
Sidi Mansour----> vers Oran au bord de l'eau prés de Mactaa
Sidi Ahmed el Madjdoub--->Kharouba
Sidi Abdel Illah
Sidi Kharchouche
Sidi Lahssan
Sidi Nacer-----> El Hachem
Sidi Bendehiba---->Mesra
Sidi Benhedji
Sidi Yahia el Atik
Sidi Belmhel
Sidi Hamou Cheikh
Sidi Ahmida
Sidi Abderrahmane Bouhmidi
Sidi Ahmed ben Achir
Sidi Mohamed el Medjdoub
Sidi el Kaid Mohamed
Sidi Ladjel
Sidi Bouzid el Khettabi

# Posté le mardi 30 décembre 2008 15:26